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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 17:11
RETOUR SUR LES LECTURES DU 14 JUILLET A PLOEMEUR

BLEU, BLANC, ROUGE, un texte de Marc Messier (29 nov 2015)

par Joël SEVENO président du SOUVENIR FRANÇAIS de PLOEMEUR.

Bleu, blanc, rouge

Le bleu des barbares antiques et du cosmos, le bleu devenu la couleur de la vierge et de nos tentatives de paix.
Le blanc de l'innocence et des nuits sans sommeil, le blanc de l'oubli et des fantômes.
Le rouge de la guerre et de l’amour fou, le rouge du sang et de la colère, du feu et de la purification.
Bleu blanc rouge, on peut aller chercher très loin les couleurs d'origine de notre emblème national. Des couleurs d'origine délavées par le temps, parfois modifiées, recolorées par les teinturiers de l'histoire. L’histoire de France qui annonce la naissance officielle du drapeau tricolore le 27 pluviôse de l'an II. Autrement dit, le 15 février 1794, d’après notre bon vieux calendrier de la République. Un drapeau imaginé selon la légende révolutionnaire par le peintre Jacques Louis David, député la Convention et futur peintre de l'Empire. David qui s'est en vérité contenté de repiquer les couleurs arborées quelques années plus tôt par les tombeurs de la Bastille.
Le bleu et le rouge du peuple de Paris entourant le blanc du roi de France. La cocarde tricolore des révolutionnaires qui n'avaient pas encore coupé la tête du roi Louis XVI. Si l'histoire a préféré oublier Lafayette qui dès 1789 aurait été le premier à proposer aux français le bleu blanc rouge comme couleur nationale, à l'image de celles déployées par la toute jeune Amérique libérée du joug des Anglais, on se souviendra que le bleu, le blanc et le rouge ont dans le désordre, chacune des trois couleurs à leur tour, incarné au fil des siècle le pouvoir génétique des rois. La mémoire décapitée, l'étrange héritage, l'ironie de l'histoire. Au-delà des guerre et des divisions, l'unité d'un pays et d'un peuple qui s'est tricotée sur plus de 1000 ans.
Bleu blanc rouge, le drapeau de la France, le drapeau d’une nation, d'une vieille aventure commune, douloureuse, entre les coups de canon sur les mers, les corps à corps sur les champs de bataille, sous les obus dans les tranchées, le drapeau dans la boue et dans le sang. Un drapeau qui a essuyé les crachats et l'écu de l'ennemi, un drapeau outragé, piétiné, déchiré, brûlé, un drapeau qui s'est parfois couché, qui s’est toujours relevé. Le drapeau flottant dans le ciel des conquêtes et des grandes victoires, celui qui pavoise les fenêtres les jours de liberté retrouvée, celui qui tapisse les fêtes populaires. Le drapeau qui consacre les nouvelles républiques, les nouveaux présidents. Celui qui enveloppe les héros et les champions. Un drapeau pas toujours très joli, qu'on a imposé à d'autres, au nom duquel on a commis bien des horreurs, l’histoire passe, le drapeau bleu blanc rouge flotte toujours. Ne surtout pas être dupe, par ceux qui cherchent à se l'approprier ou à le détourner, le drapeau tricolore n'appartient à personne d'autre qu'au peuple français, uni dans son destin.

RETOUR SUR LES LECTURES DU 14 JUILLET A PLOEMEUR

LA MARSEILLAISE

de et par Jean-Yves Le Lan président du Comité d'histoire du pays de Ploemeur.

La Marseillaise
Dans l’article 2 de la Constitution, il est écrit que « l’hymne national est La Marseillaise». Mais en cette année 2016, déclarée « Année de La Marseillaise », nous pouvons nous poser les questions : D’où provient ce chant ? Et, pourquoi a-t-il été choisi comme hymne national pour la France ?
La première version de La Marseillaise est écrite par Claude Joseph Rouget de Lisle, capitaine du génie en poste à Strasbourg, dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration de guerre à l’Autriche. Elle est tout d’abord un chant révolutionnaire et porte initialement les noms de : Chant de guerre pour l’armée du Rhin ou Chant de marche des volontaires de l’armée du Rhin.
Le 22 juin 1792, un délégué du Club des amis de la Constitution de Montpellier, le docteur François Mireur, venu coordonner les départs de volontaires du Midi vers le front entonne pour la première fois à Marseille ce chant parvenu de Strasbourg. Mireur suscite l’enthousiasme et le chant est imprimé dès le 23 juin par le journal des départements méridionaux sous le titre : Chante de guerre aux armées des frontières.
En juillet 1792, un tiré à part de ce chant est distribué aux volontaires marseillais qui le chantent tout au long de leur marche vers Paris. Le chant devient alors L’hymne des Marseillais puis La Marseillaise.
La Marseillaise est déclarée chant national le 14 juillet 1795.
Sous l’Empire, elle est interdite. On lui préfère d’autres chants comme Veillons au Salut de l’Empire ou le Chant du départ. Elle est reprise après la Révolution de 1830. Dans le début des années 1870, les élites politiques considèrent La Marseillaise comme une chanson blasphématoire et subversive et la remplace par le chant Vive la France. En 1879, les députés républicains craignant un retour de la monarchie refont de La Marseillaise l’hymne national.
En 1911, le ministre de l’Instruction Publique, impose qu’elle soit apprise à l’école. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est interdite en zone occupée. Les Constitutions de 1946 de la IVe République et de 1958 de la Ve République conservent La Marseillaise comme hymne national.
La version complète de La Marseillaise compte quinze couplets mais aujourd’hui la version officielle comporte uniquement six couplets et un couplet dit « couplet des enfants ». Seuls le premier couplet et le refrain sont en général chantés lors des manifestations patriotiques ou des rencontres sportives. Elle est le chant que les Français entonnent lors des moments collectifs difficiles tels que les attentats que nous avons vécus dernièrement. Elle résonne au fil des épreuves que nous endurons et au cœur des joies qui nous unissent. Elle fait partie de notre patrimoine.

RETOUR SUR LES LECTURES DU 14 JUILLET A PLOEMEUR

Discours de Monsieur Ronan Loas,

Maire de Ploemeur et Vice-président du Département du Morbihan

Par une loi du 6 Juillet 1880, la IIIème République décidait de faire du 14 Juillet, la fête nationale.
Le 14 Juillet, c’est celui de 1789, la prise de la Bastille, le symbole de la liberté et de la fin de l’ordre ancien. Le pouvoir du peuple par le peuple.
Mais le 14 juillet c’est aussi la Fête de la Fédération en 1790 qui célèbre une paix retrouvée et l’incarnation vivante du principe de fraternité.
Liberté et Fraternité, voilà les valeurs portées par notre fête nationale ! Et l’Egalité qui viendra juste après dans le premier article de la Constitution. Ces trois valeurs forgent le socle de notre République. Perdez-en un et c’est l’édifice tout entier qui est menacé. C’est pourquoi il est important chaque année de commémorer cette grande fête républicaine qu’est le 14 juillet.
C’est l’occasion de commémorer les soldats qui ont porté les valeurs de notre pays. Ils sont nombreux à travers les siècles, celles et ceux qui ont combattu pour la France, pour la défense de ses libertés et le rayonnement de sa culture.
Aujourd’hui encore, les menaces et les atteintes à la paix, à la Démocratie et aux Droits de l’Homme partout dans le monde, nous appellent à la vigilance et à la lucidité.
En ces temps troubles, je souhaiterais avoir une pensée pour toutes celles et ceux de nos forces françaises qui sont engagés dans des opérations extérieures ou sur le sol national.
Ils préservent non seulement notre sécurité quotidienne, mais aussi notre liberté qui est la seule à pouvoir garantir notre mode de vie.
Le 14 Juillet, c’est donc la Nation rassemblée. C’est pourquoi ce doit être une fête, une fête colorée, une fête populaire. Plus que jamais, dans un pays en proie aux doutes et aux pertes de valeurs, nous avons besoin de réunir nos forces et nos talents, de faire cesser nos querelles secondaires et inutiles, de tenir un langage de clarté et de vérité. La République est belle quand elle est généreuse ; mais elle ne peut être généreuse que si elle est respectée. La République a su faire cohabiter, et c’est heureux, les différences, les cultures et les identités. Mais elle exige que cette protection des intérêts particuliers ne nous fasse jamais perdre de vue le sens de l’intérêt général.
Un intérêt général qui revêt aujourd’hui des accents d’Europe. Une égalité des pays au sein d’une Europe libre et surtout fraternelle. Voilà les ambitions du projet européen qui doit tant aux valeurs nées lors de la Révolution. La République doit être un moteur dans cette union fraternelle construite pour préserver nos valeurs et notre mode de vie.
Mais dans ce projet européen la France reste la France et nous devons encore et toujours, tous ensemble, agir pour que chaque jour, la République vive et remplisse les rôles de protection sociale, d’enseignement, de sécurité et d’exemplarité garantis à tous. Une République française libre, sociale et fraternelle !
Vive la République,
Vive la France !

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Published by Le Souvenir Français Ploemeur - dans Cérémonie 2016
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